Les annonces de la semaine

La Consécration à Marie est proposée à ceux qui veulent

le lundi 8 décembre de cette année 2008

(année du 150ème anniversaire des apparitions de Lourdes)

Réunion d'information et de préparation

le samedi 29 novembre à 11h30

à la chapelle St Désir

Pour tout renseignement complémentaire,

contacter le père Olivier Rolland (06 63 89 66 65)

 

Mardi 7 septembre 2010 2 07 /09 /Sep /2010 15:25

A. M. D. G. et in hon. B. V. M. et St J.

 

Bootle, 20 août 1881, Fête de Saint Bernard.

 

Mon cher Révérend Père,

Au nom de Jésus et de Marie et par obéissance, j’écris sur cette gloire, etc., que Notre-Seigneur m’a Montrée touchant sa Mère toujours Vierge Immaculée.

O mon Père, comment puis-je parler de ce que les Chérubins et les Séraphins ne peuvent comprendre ? Et il me semble que ce ne sont que les rayons (du soleil pour ainsi dire) de sa gloire qu’ils connaissent, et pourtant ils sont abîmés dans la crainte, l’étonnement, l’admiration et l’amour devant l’excessive puissance, majesté et beauté dont l’adorable Trinité a revêtu leur Reine. Autant les cieux sont au-dessus de la terre, autant la gloire et la majesté de Marie sont au-dessus des créatures de Dieu les plus élevées, et leur charme s’évanouit presque dans le néant à côté d’elle. Car, à l’instant même de son Immaculée Conception, elle surpassa de beaucoup les Chérubins et les Séraphins en science, en amour et en toute perfection; chacune de ses respirations, chaque mouvement et chaque action de sa vie et de tout son être était un hommage presque infini d’adoration, de science et d’amour très profonds. Chaque battement de son cœur était un acte d’une perfection incommensurable en hauteur et en profondeur ; et tout l’amour et la perfection de tous les Anges et Saints réunis ensemble n’atteindraient pas la perfection de Marie au moment de sa naissance.

A plusieurs reprises, je l’ai vue sous différents titres : comme Reine des Anges, Reine des Martyrs, Reine des Vierges, Reine de tous les Saints, comme Mère virginale du Roi des rois, comme notre très puissante Avocate et Consolatrice des affligés. Chaque titre renferme un monde de gloire qui lui est propre et bien au delà de toutes les descriptions que je pourrais faire. Mais s’il semble qu’aucune langue angélique ou humaine ne puisse exprimer ni aucun esprit concevoir la gloire que Dieu a préparée pour nous, pauvres créatures misérables qui nous efforçons de L’aimer, que doit-on dire de la gloire de Celle qui est couronnée et parée par le Père Éternel comme sa Fille, par le Fils Coétemel comme sa Mère et par le Saint-Esprit comme son Épouse?

O Tabernacle de l’Adorable Trinité, vous êtes si intimement unie à Dieu que nous ne pouvons descendre dans les profondeurs cachées de vos douleurs, car quelle douleur est semblable à la vôtre ? La vôtre se perdait dans l’éternité de Dieu, elle était comme un océan sans bornes, car Dieu était son centre, sa cause et sa fin. De même, maintenant que votre douleur est changée en joie, qui peut dire la gloire, la puissance et la beauté qui sont vôtres, car vous êtes revêtue de la majesté et de la splendeur du Dieu Un en trois Personnes ; et tout grand, et tout riche, et tout-puissant que soit Dieu, Il ne pourrait vous donner rien de plus qu’Il ne l’a fait. Vous êtes au-dessus de toutes les autres créatures et la première après le Roi, revêtue d’une robe d’or, ornée de pierres précieuses étincelantes ; vous brillez dans l’éclat de la lumière éternelle, et la splendeur de sa Face est sur vous. Vous êtes bien au-dessus des chœurs des Anges, car vous êtes leur Reine et la Reine de tous les Saints ; vous êtes la Maîtresse des Apôtres et la Reine des Prophètes, car quelle connaissance de Dieu approche de la vôtre ? Vous êtes Reine des Vierges, ô Vierge Mère de notre Rédempteur, et vous êtes notre Mère ; Dieu a déposé en vous ses trésors, et Il accordera quoi que ce soit que vous désiriez.

Oh ! le Psalmiste peut bien s’écrier dans un étonnement plein d’admiration : « Qui est celle qui vient du désert chargée de délices et appuyée sur son Bien-aimé ? » Car vous êtes la Vigne féconde ployant sous le poids de ses raisins plantureux. Vous êtes le Lis dans lequel Dieu se complaît et la Rose mystique dont le parfum Le réjouit. Vous êtes la Prunelle de son œil, les Prémices de sa Rédemption, le Cèdre avec lequel Il a bâti son Temple vivant. N’est-elle pas le grand rocher dans le creux duquel Il a fait son nid, et le Jardin dans lequel Il aime à se reposer ? N’est-elle pas la Terre où coulent le lait et le miel, et l’Arche de l’alliance de Dieu avec l’homme, même dès le Jardin du Paradis ? Vous êtes le bon Arbre dont le fruit est Jésus. Vous êtes certainement le Rayon de miel de Samson ; vous êtes une Forteresse en face de l’ennemi, car vos fondements sont dans la hauteur de la montagne, vos murs sont de fer et vos portes de diamant, d’or et de perles ; vous êtes en vérité la Cité de Dieu, dans laquelle Il tient sa Cour. Vous êtes la Dispensatrice de ses grâces ; vous êtes son Don suprême sur la Croix.

O Trinité adorable, je Vous rends d’éternelles actions de grâces pour tout ce que Vous avez fait en Marie et pour Marie ! O Jésus, mon bien-Aimé Jésus, je Vous remercie bien plus que je ne puis dire d’avoir fait votre Mère la mienne. Accordez-nous de Vous louer et de Vous bénir avec les Anges et les Saints pendant toute l’éternité et de contempler cette ravissante et si aimable figure si pleine de gloire, si pleine de grâce.

Notre-Dame m’a été représentée dans son corps glorifié, non que j’aie pu constater son apparition précise ; j’ai simplement connu ou compris qu’elle était là en personne. J’ai éprouvé un tel amour, une telle admiration et un tel étonnement devant l’immensité de sa gloire et de sa science, de  sa sagesse et de son amour que je ne pourrais, si je le désirais, la dépeindre ou faire un tableau d’elle en sa forme corporelle. Ce qui a fait le plus d’impression dans mon âme, c’est sa sagesse et sa science, et par conséquent son amour pour Dieu et la bonté de Dieu envers elle. J’ai senti que Jésus est très fier de l’ouvrage de ses mains et j’ai connu quelque chose de cette gloire qu’elle rend à l’adorable Trinité qui l’aime tant et qu’elle aime tant.

 

Par Olivier Rolland - Publié dans : Textes de grands auteurs
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